Lorsque nous sommes arrivés en Andorre, mon plus jeune fils avait à peine 1 an. Une fois mon activité professionnelle lancée, j’ai eu besoin de plus de temps pour moi, et j’ai donc dû faire garder mon petit garçon d’un an et demi. Mais comment choisir parmi les modes de garde existants en Andorre ? Découvrez pourquoi j’ai choisi le système de crèche plutôt qu’un autre et comment fonctionne celui-ci dans la Principauté.

Crèche ou nounou pour mon enfant avant la maternelle ?

Après quelques recherches, j’ai vu qu’en Andorre, il y avait 2 possibilités pour faire garder son enfant : les crèches ou les nounous à domicile. J’ai vite compris que la première solution était bien plus développée que la deuxième dans la Principauté.

En effet, je n’ai trouvé qu’une liste succincte de 10 « guardes d’infants a domicili » (nos « assistantes maternelles » françaises) sur le site du gouvernement andorran. La liste date de 2019, donc les disponibilités et les numéros de téléphone sont à vérifier. J’avoue ne pas avoir creusé plus le fonctionnement de garde à domicile en Andorre (les horaires, les tarifs, le contrat…) vu que la solution de crèche me paraissait la plus simple.
Au-delà des nounous « officielles », il y a aussi la possibilité de passer par des assistantes maternelles françaises installées en Andorre et non-reconverties depuis leur arrivée dans le pays. Pour les dénicher, le plus simple est de faire appel au bouche à oreille (système très répandu entre expatriés).

À l’inverse, il y a au moins une crèche par paroisse, et même plus dans les plus grandes villes. Alors dès qu’on a su où nous allions habiter, nous nous sommes renseignés sur l’Escola Bressol d’Ordino-La Baldufa. Pour information, nous avons commencé les démarches d’inscription en juin, pour une rentrée en septembre (soit seulement 3 mois avant). Grande surprise : nous n’étions pas en retard et il restait de la place pour notre p’tit loup (à Ordino en tout cas) !

Les avantages de la crèche d’Ordino

  1. Les horaires et les vacances

    Le système de crèche en Andorre permet une grande flexibilité sur les horaires et les dates de garde. C’est-à-dire que la crèche est ouverte de 7 h 30 à 20 h, du lundi au vendredi.
    Et ce, tous les jours de l’année sauf à Noël et lors des jours fériés.
    Vous avez 3 possibilités d’horaires : journée complète, matinée (entre 7 h 30 et 14 h) et après-midi (entre 14 h et 20 h). Une fois votre plage horaire choisie, vous êtes libre d’amener et de récupérer votre enfant quand vous le souhaitez. Un rdv s’éternise ? Pas de souci, vous venez chercher votre p’tit loup 45 minutes plus tard que d’habitude sans vous soucier d’un surcoût (comme en France).
    Concernant les vacances, la crèche reste ouverte, même l’été. On peut donc organiser nos vacances comme on le souhaite. Il suffit de prévenir les « maîtresses » un peu avant pour qu’elles ne soient pas étonnées de l’absence de l’enfant.

  2. Le budget

    Pour inscrire notre petit garçon, nous avons payé 124,22 € « d’inscription et d’enregistrement » au Comu d’Ordino. Pour cela, rien de plus simple et rapide : je n’ai eu qu’à me rendre à la mairie avec nos cartes de résidence et mes coordonnées bancaires andorranes !
    Il faut ensuite prévoir un budget mensuel d’environ 380 € pour une garde à temps complet (à la crèche d’Ordino en tout cas). Ce prix inclut le repas du midi et le goûter. Peu importe le nombre d’heures de garde par jour et le nombre de semaines par an.
    Pour les demi-journées le budget est d’environ 270 € sur les horaires du matin (déjeuner inclus) et environ 210 € pour l’après-midi (avec goûter). Et petit + : en juillet et août, on ne paie que le temps passé à la crèche si on pense à prévenir suffisamment à l’avance (un formulaire est distribué avant l’été).

    N.B. Les tarifs évoluent chaque année.

  3. L’apprentissage du collectif

    Puisque notre fils allait entrer à l’école un an après son arrivée à la crèche, nous avons aussi opté pour ce mode de garde afin de le préparer à un système en collectivité. Il apprend donc au quotidien à interagir avec les autres (enfants et adultes), dans des conditions similaires à l’école. Il a par exemple deux maîtresses (une le matin, une l’après-midi), une petite dizaine de camarades, dans une classe dédiée, avec des installations comme à l’école. Les maîtresses suivent un projet éducatif. Elles lui apprennent une multitude de choses, comme notamment la propreté ou à enfiler ses chaussures, son manteau et sa serviette.

  4. Un enfant bilingue

    À la maison, nous ne parlons que français. À l’école, seul le catalan est parlé aux enfants. Résultat : le p’tit loup a appris le français et le catalan quasiment en même temps. C’est aussi cela que nous venions chercher en Andorre. J’étais un peu inquiète au début de ne pas comprendre ce que mon fils pourrait me dire s’il me parlait en catalan. Mais j’apprends le vocabulaire basique avec lui, c’est au contraire une aubaine pour moi !

  5. Des repas préparés chaque jour à l’école

    Chaque jour, les repas sont réalisés dans la cantine de l’Escola. Les menus sont variés et de saison. Les enfants y découvrent par exemple les spécialités régionales. Petit plus : les menus nous sont envoyés par mail chaque mois.

Le quotidien à la crèche

Au-delà de tous ces avantages, j’ai découvert à la Baldufa une directrice et une équipe pédagogique très disponibles et bienveillantes.

Par exemple, à la première rentrée de l’enfant, une période d’adaptation est prévue. Il prend ainsi ses marques, à son rythme. Mon petit garçon y allait une heure par jour les premiers jours, puis un peu plus au fur et à mesure, jusqu’à y rester une journée entière.

Au cours des premiers mois, j’ai assisté à une « réunion de présentation » de l’Escola. Tout d’abord, la directrice nous a présenté les généralités au sujet de la crèche, notamment la procédure en cas de maladie de l’enfant. Puis, j’ai passé un moment avec les maîtresses de mon fils. Elles se sont présentées et ont présenté la classe, les activités, leurs outils et leurs méthodes. c’est assez rassurant de savoir tout cela, surtout quand on laisse son petit dans un nouvel environnement.

L’Escola propose un grand nombre d’activités pour les enfants. Il y a notamment une salle de motricité, où les enfants vont une fois par semaine pour développer leurs compétences motrices.
Quand il fait beau, toute la classe part en balade et découvre la faune et la flore environnantes.
Les maîtresses proposent également des activités manuelles, des jeux et beaucoup d’activités autour des fêtes populaires (comme la Castañera, Noël ou le carnaval).

Pour ne rien perdre des journées de nos loulous, les maîtresses précisent dans un cahier si les repas, la sieste et les changes se sont bien passés.
Ses maîtresses ont même mis en place un groupe sur WhatsApp pour partager les photos des enfants pendant les activités et les sorties.
Nos échanges se font en espagnol ou en catalan. Mais même quand on ne parle pas couramment ces langues comme moi, on arrive à se faire comprendre !

Petit partage utile => voici la liste de matériel que l’on m’a demandé en début d’année :
– des draps pour la sieste et des bavoirs (qui nous sont rendus en fin de semaine pour nettoyage le week-end)
– des couches et des cotons (à ravitailler dès qu’il n’y en a plus)
– un sac à dos
– des chaussures uniquement pour la crèche
– des vêtements de rechange
– une blouse
– des photos d’identité

En résumé, la crèche est pour moi le mode de garde idéal en Andorre. Mon p’tit loup y apprend la langue et les traditions du pays, tout en se préparant à l’environnement et aux règles de l’école. Il crée également des liens avec ses camarades, qu’il devrait retrouver en maternelle, s’ils vont à l’école française d’Ordino.

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